lundi 12 avril 2010

Petits comptes entre amis

Le montant du SMIC horaire brut est fixé depuis le 1er janvier 2010 à 8,86 €.

Plus de 110 000 personnes en 2009 ont « bénéficié » d’un dispositif innovant et inventé par Pôle emploi, l'évaluation en milieu de travail préalable au recrutement (EMTPR) et l'évaluation en milieu de travail (EMT). Il s’agit d’une semaine d’essai non rémunérée. Profit net pour les entreprises : 34 111 000 euros.

La TVA des restaurateurs passée à 5,5% a coûté à l’Etat (donc à nous, contribuables) 2,4 milliards d’euros.

La crise fait fermer les usines. A Sodimatex, les 92 salariés de l'usine qui, très certainement, ne pourront pas tous retrouver du travail, demandent une indemnité de départ de 21.000 euros, donc un total de 1 932 000 euros.

Le secrétaire d'Etat Alain Joyandet, pour se rendre à Haïti, loue un jet, un Falcon 7X excusez du peu, pour 116.500 euros

Rachida Dati, bien que n’étant plus ministre, avait conservé sa voiture avec chauffeur et gardes du corps. Mais on ne l’a appris qu’au moment où elle en était privée. Le ministre de l’intérieur a alors avoué que plusieurs personnalités bénéficiaient du même traitement sans justification et qu’en supprimant ces avantages "Au total, nous devrions récupérer une dizaine de véhicules et une quarantaine de fonctionnaires", a-t-il déclaré. Coût annuel moyen de la protection rapprochée : 173.000 euros par personnalité protégée. La voiture et le salaire du chauffeur ne sont pas connus. Arrondissons à un total de 1 730 000 euros.

Conclusion : les ouvriers mis à la porte ne toucheront aucune indemnité. Il n’y a plus d’argent. Ils pointeront, suivront des stages bidons, apprendront à vivre avec 600 euros par mois.



Blog à visiter absolument : http://blog.glennz.com/

dimanche 11 avril 2010

Dénoncer les mensonges en mentant


Caroline Fourest, dans son ouvrage La dernière utopie, dénonce la mort de l’universalisme et défend la laïcité contre le multi et le mono-culturalisme (j’entends l’obscurantisme islamique) tout aussi dangereux.

Dès les premières pages de son livre, elle me hérisse. Elle glisse, sans avoir l’air d’y toucher, des contre-vérités exaspérantes.

Par exemple, elle accuse, à juste titre, le Conseil de droits de l’homme des Nations Unies d’être obsédées par Israël. Et là, elle ose un rapprochement en comparant le nombre de morts de Gaza à ceux du Zimbabwe : « Autant qu’à Gaza au même moment mais totalement méprisés » mais à quoi fait-elle référence, à quels chiffres et de quelles sources, on l’ignore.

Si ce sont les violences politiques et attaques xénophobes, on n’en connaît pas le nombre exact. On a une estimation de 3000 victimes, les morts n’ont pas été comptabilisés.

Quant aux morts de Gaza, les palestiniens annoncent le chiffre de 1300 relayé par beaucoup de médias occidentaux sans qu’aucune preuve n’ait pu être apportée. Certains journalistes l’ont remis en cause après avoir visité les hôpitaux ; des italiens, entre autres, l’ont estimé à « au maximum » 600 morts au vu des lits vides. Israël a dénombré 255 morts.
(A Jénine, n’oublions pas, en 2002, on a d’abord annoncé 1500 morts pour un bilan réel de 54 morts)

A Gaza, on ne connaît pas le nombre de morts, 1300, 600, 300 ou moins ?

Alors le rapport avec le Zimbabwe, Madame Fourest, je le cherche encore !
On ne peut pas dénoncer les mensonges des régimes totalitaires et se reposer sur leurs informations quand ça nous arrange (sous-entendu, quand il s’agit d’attaquer Israël)!

jeudi 8 avril 2010

Mal faire et laisser dire



Dans son dernier ouvrage, Elisabeth Badinter dénonce les reculs des droits des femmes. On veut leur imposer, au nom de l’instinct, de la morale ou de l’écologie, des pratiques liberticides : allaitement plutôt que biberon, congé maternel plutôt que crèches, couches lavables plutôt que jetables. Si certaines femmes s’épanouissent dans la maternité et le maternage, ce n’est pas le cas de toutes et pour Badinter, ces pressions expliquent en partie le recul des naissances.

J’ai vécu ces pressions et j’y ai réagi à ma manière. J’ai allaité mais par paresse : il est plus facile de donner le sein que de préparer un biberon. Quand il a fallu passer au biberon, je me suis contentée des pastilles de stérilisation à froid (il parait qu’elles laissent un goût de chlore mais pourquoi les bébés ne l’aimeraient-ils pas ?). Et pour les remplir, j’ai utilisé l’eau du robinet. Mes enfants sont allés en crèche le plus tôt possible, dès 2 mois ! Autant je les adorais tous les deux, autant passer ma journée avec eux m’ennuyait. J’ai continué à fumer pendant mes grossesses et seulement réduit pendant l’allaitement.

Conclusion : ils sont nés avec un poids et une taille réglementaire, n’ont jamais été malades, ne fument pas.

Mais l’écologie frappe partout et c’est le tour des yaourts. Plusieurs marques ont commencé à supprimer l’emballage carton des pots vendus par quatre. Mais comme ce n’est pas si simple, il a fallu, après une longue et coûteuse étude, renforcer le pot lui-même et l’opercule. Ce qui explique que pour nous, pauvres consommateurs, le prix final ne baissera pas malgré les économies réalisées par les fabricants…

mardi 16 mars 2010

On le savait déjà il y a longtemps

«Rééligible (et ceci est vrai, surtout de nos jours, où la morale politique se relâche, et où les grands caractères disparaissent), le président de Etats-Unis n’est qu’un instrument docile dans les mains de la majorité.»

Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique
Publié en 1835

samedi 13 mars 2010

Le temps ne fait rien à l’affaire



Le problème avec les températures annoncées par météo France, c’est qu’elles sont toujours des températures « sous abri ». Elles sont donc inutiles quand on sort puisque dehors, nous ne sommes pas « sous abri » mais bien soumis au vent et/ou à la pluie. Je lis : Jérusalem, 12° la nuit et 27° dans l’après-midi mais mon fils dit qu’il y fait froid.
Quant à Paris, on annonce une température minimale de -2 °C, maximale de 8 °C
Et ressentie, seulement 6 °C et comme je suis frileuse, ces 2° de différence comptent énormément !

dimanche 7 mars 2010

Un Homme sur deux est une femme

Pendant les années 70 les femmes s’organisent et revendiquent : le droit d’avoir ou non des enfants, le droit de mener une vie professionnelle en ayant ou non des enfants. Elles prennent la parole en public, elles se rencontrent entre elles, dans des groupes pour une fois politiques ET non mixtes. Elles manifestent « Le mariage c’est le viol légal ». Elles font la « grève de la reproduction d'enfants ».

A l’époque, on voit aussi la création des mouvements homosexuels, les lesbiennes étaient drôles, les gays ne s’appelaient pas encore gays. Ils étaient les représentants idéals de la transgression.

Aujourd’hui, les gays et lesbiennes veulent se marier, à la mairie, comme tout le monde… Et en blanc, la couleur de la virginité.


Vingt fois sur le métier je remets mon ouvrage

Je fais et refais en esprit tout ce que je devrai faire « en vrai ».
Par exemple, je fais ma valise en esprit, une fois, deux fois, trois fois… sans rien oublier, rangeant tout bien et quand enfin il faut vraiment la faire, j’en ai assez, ça me barbe ! Je l’ai déjà faite trop de fois !

Ou alors je sais que le sherout passera le lendemain à 10 heures. Je me mets en scène devant l’hôtel, une fois le sherout arrive, une deuxième fois, une troisième fois, puis je corse, j’imagine qu’il est en retard, ou qu’il n’arrive pas du tout et les mesures à prendre alors. Avoir le téléphone sur moi, téléphoner. Encore une fois et le sherout arrive à l’heure, je monte dedans. Le lendemain, à 9h30, je suis réellement devant l’hôtel, en avance on ne sait jamais. Mais j’en ai marre d’attendre ce sherout ! Marre, ça fait 50 fois que je l’attends !

Je voudrais ne pas avoir à répéter ou alors prendre de l’avance mais ça ne marche pas. Par exemple je voudrais consacrer une journée entière à ouvrir et fermer la porte du box de la voiture. Je le ferai 500 fois puis je n’aurais plus à le faire pendant 500 fois, il suffirait que je « rappelle » une des fois où je l’ai fait et le box s’ouvrirait et se fermerait tout seul mais ça ne marche pas comme ça.

Ou alors je passerai une journée à faire l’aller retour en métro jusqu’à la gare et ensuite, quand je devrais vraiment y aller, un claquement de doigt et j’y serais, sans stress. Mais ça ne marche pas comme ça.

On ne peut pas prendre d’avance sur les événements. Les imaginer ne sert à rien et fatigue. Et on ne peut pas non plus stocker des mouvements.

Je continuerai donc de stresser.



Sherout à Tel Aviv

samedi 13 février 2010

Les poncifs ont la vie dure

Depuis « l’offensive hivernale » (en clair, depuis qu’il fait froid en France), chaque fois qu’il tombe de la neige, les journalistes parlent de blanc manteau recouvrant les paysages. En primaire déjà, on nous apprenait que ces lieux communs étaient interdits dans nos devoirs et « blanc manteau » était cité en exemple du pire cliché. Mais les journalistes ne le savent pas !

Quelle que soit la chaîne de télé ou de radio, quel que soit le journal, on a droit à ce fameux blanc manteau. Il m’arrive de l’entendre ou le lire quatre ou cinq fois par jour. Je sature. Hier soir, ça n’a pas manqué, la journaliste tout sourire en a remis une couche. Je pensais en être débarrassé pour la soirée, ou du moins pendant la durée du jité. Déception ! L’info suivante portant sur l’éruption du volcan en Guadeloupe et des pluies de cendre, la journaliste a parlé de « manteau gris » recouvrant l’île.

Il faudrait fournir un dictionnaire des synonymes à nos journalistes…

mardi 9 février 2010

La relation polygame, si je veux !

En France, on est libre !

On a le droit, qu’on soit homme ou femme, de vivre seul, seul avec enfants, avec un compagnon ou une compagne (qu’on soit du même sexe ou non) ou même avec plusieurs compagnons et compagnes. Et même de coucher avec tous ! On n’a le droit de se marier plusieurs fois à la suite après avoir divorcé mais pas de se marier officiellement avec plusieurs personnes en même temps. On a le droit de faire la fête pour fêter ce que l’on veut : une cohabitation, une séparation, un concubinage.

Si je veux, je me marie officiellement avec un homme, je partage un appartement avec lui et d’autres hommes et femmes, je couche avec tous, en même temps ou séparément, je fais des enfants et je ne saurai pas qui est le père. Et je fais une belle cérémonie pour fêter nos unions plurielles.

Mais voila, la morale s’y met et on parle de polygamie (pour la condamner) de certaines familles. Or, que je sache, la loi française ne reconnaissant qu’une seule épouse, ces hommes ne sont officiellement mariés qu’avec une seule femme. Les autres sont des maîtresses et, je répète, on a le droit en France d’avoir autant de maîtresses qu’on veut et de partager un appartement avec toutes.

Donc ces hommes ne sont pas polygames ! Ils sont libres !

Comme les femmes sont libres d’accepter ou non de vivre avec les maîtresses de leur mari-conjoint-amant-concubin !

Nous sommes libres !

Cessons d’appeler ça de la polygamie et cessons de plaindre ces femmes qui, bien plus futées qu’on ne croit, savent très bien, quand la situation ne leur plait plus, aller demander de l’aide aux services sociaux qui, pleins de compassion, leur fournissent alors logement et aides financières. Le jour où nous n’entrerons plus dans leur jeu, où nous renverrons les gens à leur responsabilité, nous nous sentirons bien mieux.


Gotlib !

samedi 6 février 2010

Comment devenir un partisan du voile islamique

1. Adhérer encore adolescent à SOS racisme qui milite activement pour «la construction d’une République Métissée, tournant le dos à l’extrême droite mais également à la conception «communautariste» de la lutte antiraciste». Ce mouvement défend la République qu’il considère comme une source d’émancipation.

2. Intégrer les Jeunesses communistes révolutionnaires qui, en tant que mouvement prônant l’athéïsme, a souhaité la malvenue à Benoît XVI : «la capote, pas la calotte»

3. Adhérer à la Ligue communiste révolutionnaire, comme Michel Onfray qui se définit comme un philosophe de l’ «athéisme radical et militant».

4. Aimer Rosa Luxemburg (femme libérée athée), Louise Michel ("Toujours ceux qui s'attaquèrent aux dieux et aux rois furent brisés dans la lutte ; pourtant les dieux sont tombés, les rois tombent, et bientôt se vérifieront les paroles de Blanqui : "Ni Dieu ni maître !") ou Che Guevara

5. Devenir postier

6. Créer le Nouveau parti anticapitaliste

Si vous suivez bien tout ce parcours, vous aussi finirez par trouver qu’une femme peut être voilée ET féministe !