mercredi 22 septembre 2010

Jan Mosdorf et les Juifs

Jan Mosdorf est né en 1904 à Varsovie.Politicien, il appartenait au Camp national-radical (Obóz Narodowo-Radykalny - de tendance fasciste). Il est mort en 1943 au camp de concentration d’Auschwitz, interné pour avoir aidé les Juifs. Le Camp national-radical a été dissous en 1944 par les autorités communistes. Son arrestation est très certainement due à une dénonciation, on soupçonne Józef Cyrankiewicz d’en être l’auteur.

Józef Cyrankiewicz fut secrétaire local du Parti socialiste polonais (PPS) à Cracovie et entra dans la résistance où il a fréquenté et aidé Jan Karski. Après la guerre, il est entré au gouvernement polonais.

Etait-il antisémite ?

Le Parti socialiste polonais clandestin publie un tract “Manifeste de la liberté, pour le 1er mai 1940”. Un de ses paragraphes dit ceci :

Les épreuves du peuple juif dont nous sommes chaque jour les témoins doivent nous apprendre à vivre en bonne harmonie avec ceux qui sont persécutés par notre ennemi commun. Privés de notre propre Etat, nous devons apprendre à respecter les aspirations des peuples ukrainiens et biélorusses.

Difficile d’imaginer que Cyrankiewicz, adhérant au contenu de ce tract, ait pu dénoncer un homme parce qu’il aidait les Juifs.

Karski, en 1982, est reconnu Juste parmi les nations, et en 1994, il est fait citoyen d'honneur de l'État d'Israël. En effet, mandaté par le Bund et le mouvement sioniste, il a visité le ghetto de Varsovie et a cherché à témoigner de l’horreur des conditions de vie des Juifs. Son témoignage auprès des politiques, des évêques, à la presse, aux artistes ne rencontra que l’indifférence.

Adolf Rudnicki (1912-1990), écrivain juif polonais rend un hommage à Mosdorf dans Le Marchand de Lodz, disant que les Juifs polonais doivent beaucoup à lui et à d’autres fascistes.

vendredi 9 juillet 2010

La déportation

La France et les français devraient être fiers : il y a eu proportionnellement moins de déportés en France que dans les autres pays européens.
Sauf que je ne sais pas comment on peut utiliser les pourcentages quand on parle de vies humaines. Un être humain est un monde, chaque victime est une victime de trop.

En France, on estime le nombre de déportés à 20% de la population juive globale. Ce qui nous place à un rang flatteur par rapport à d’autres pays, par exemple à l’Autriche où 30 à 25% des Juifs ont été déportés.
Mais ces pourcentages ne représentent rien, et en tableau, c’est flagrant.

Le classement en pourcentage :

Pays Pourcentage Nombre
Danemark 1% 77 personnes
France 20% 83.000 personnes
Italie 20% 9.700 personnes
Belgique 28% 28.500 personnes
Grèce 80% 65.000 personnes
Pays-Bas 84% 106.000 personnes
Autriche 30 à 35% 65.000 personnes
Norvège 30 à 35% 750 personnes
Roumanie 30 à 35% 270.000 personnes

Effectivement, dans ce tableau, la France est seconde, score honorable avec « seulement » 20% de sa population déportée.

Le classement en nombre de personnes :

Pays Pourcentage Nombre
Danemark 1% 77 personnes
Norvège 30 à 35% 750 personnes
Italie 20% 9.700 personnes
Belgique 28% 28.500 personnes
Grèce 80% 65.000 personnes
Autriche 30 à 35% 65.000 personnes
France 20% 83.000 personnes
Pays-Bas 84% 106.000 personnes
Roumanie 30 à 35% 270.000 personnes

Mais dans ce tableau, ce n’est plus le cas, la France occupe les dernières places.

Les nazis et leurs nervis remplissaient des trains, ils ne s’occupaient de pourcentage. Ils accrochaient des wagons, y jetaient la maximum de personnes ; les trains devaient partir remplis.
La France a largement fourni de quoi remplir les trains dévolus à la déportation des Juifs. Que le pourcentage final soit faible ou plutôt, qu’on le considère faible parce qu’on comptabilise ces pauvres victimes en pourcentage est honteux.
Je me fiche de savoir combien il y avait de Juifs en France « avant déportation », ce que je sais, c’est ce chiffre brut, terrible : 83.000 Juifs vivant en France à cette époque sont partis en déportation.

Le langage

Tant qu’ils sont bébés, on leur parle à peu près normalement. On bêtifie parfois mais dans l’ensemble, on s’exprime avec nos mots, sans chercher à se mettre au niveau de leur langage, puisque justement les bébés ne parlent pas. Et c’est très bien, c’est en nous écoutant qu’ils apprennent. Ils mettent du sens aux mots petit à petit.
Mais dès qu’ils savent parler, on change tout, au lieu de leur apporter un vocabulaire nouveau, riche, excitant – dont ils trouveront le sens seuls comme ils l’ont fait jusque là – on baisse le niveau pour se mettre à leur portée.
Ca donne : le papa plante une graine dans le ventre de la maman.
Au lieu de : le spermatozoïde du papa rencontre l’ovule de la maman. Ce qui est bien plus joli. Et surtout, je refuse d’être un jardin qu’on ensemence !
On dit : donne à maman, au lieu de : donne-moi. Et l’on s’étonne que l’enfant jongle mal avec les sujets alors qu’on lui parle à la troisième personne. Comment apprendre à dire Je dans ces conditions ?

dimanche 13 juin 2010

Flottille Save Gaza: une leçon allemande de journalisme

La gauche n’a rien appris

Il y a 50 ans, c’était la guerre froide, deux camps s’opposaient. La gauche avait choisi le sien : l’Urss. Elle en niait tous les crimes et pourtant on savait tout. Il y avait eu le procès Kravchenko, les récits passés clandestinement, les témoignages des koulaks, les Juifs assassinés dans des procès indignes, la misère, les magasins vides, la délation, etc. On savait tout mais la gauche ne voulait pas voir braquée sur son seul ennemi à combattre, les USA.
L’Urss soignait sa propagande avec de délicieuses images de paysans et d’enfants. Mais jamais de photos des geôles de tortures.

Aujourd’hui l’ennemi ce ne sont plus les USA mais Israël . Et la gauche commet la même erreur, on sait tout mais elle refuse de voir. Elle nie l’état lamentable des populations sous le joug des tyrans arabes, les femmes maltraitées, mariées de force et engrossées, les enfants munis de ceintures d’explosifs ou envoyés dans des tunnels clandestins et dangereux. Comme un miroir : en Urss les réunions obligatoires du parti, en terre d’islam, l’imam dans la mosquée. En Urss les livres de Lénine, en islam le coran. En Urss les procès politiques, en islam les lapidations publiques. En Urss la TCHEKA, en islam la police religieuse.

Dans 100 ans, peut-être, la gauche reconnaîtra son erreur. Mais on ne va pas attendre !

Ham Israël Hai !

mercredi 2 juin 2010

A chacun sa bande de gazon

Ce matin, encore une fois, un journaliste plaint les pauvres gazouis et reparle de la surpopulation de la bande.
D’où sort-il qu la bande de Gaza serait surpeuplée ?

Les chiffres indiquent que la bande de Gaza compte 4 000 hab/km². A côté, Vincennes (94) compte 22825 hab/km² et Paris (75) 20164 hab/km²!

Quant aux autres villes du monde, Le Caire avec ses 38 221,2 habitants/km² dépasse de peu Manhattan (25 835 hab/km²), Naples (8 207 hab/km²), Singapour (7 456 hab/km²).

Non, la bande de Gaza n’est pas surpeuplée, moins que nos banlieues françaises. Et non la population de Gaza n’est pas misérable, moins que nos jeunes de banlieue où le taux de chômage atteint les 40% (Source : Le Monde). Et où 33,1% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté (908 euros/mois) (source : Onzus).

Révisez vos chiffres, Messieurs les journalistes !


Masada shall not fall again

lundi 31 mai 2010

Comment convaincre ?

Gaza 26/11/2009





D'autres photos : http://www.paltoday.com/arabic/News-64161.html


Nous sommes ainsi faits que nous ne sélectionnons que les idées avec lesquelles nous étions d’accord avant de les lire. Alors nous croyons qu’en lisant différents points de vue nous sommes objectifs. Mais c’est faux puisque nous lisons en apportant nos jugements et nos partis pris. Et nous ne retenons que les idées conformes à nos convictions.

Nous cherchons inconsciemment les principes et les doctrines appropriées à notre tempérament, si bien qu’à la fin il semble que ce soient ces principes et ces doctrines qui aient créé notre caractère. Notre pensée et notre jugement sont censés, après coup, d’après les apparences, être la cause de notre être mais dans le fait c’est notre être qui est cause que nous pensons et jugeons de telle ou telle manière. Nietzsche

Tsahal a eu raison d’intervenir contre les flottilles palestiniennes venues soi-disant apporter de l’aide humanitaire à Gaza. Gaza a déjà tout ce dont il a besoin. Ces flottilles sont une provocation, remplies de terroristes armés et cautionnées par quelques élus européens.

mercredi 19 mai 2010

Tout ce qu’il faut savoir quand on est chômeur

Pôle emploi : EPA : établissement public à caractère administratif
CUI : contrat unique d’insertion
CAE : contrat d’accompagnement dans l’emploi
CIE : contrat initiative emploi
EMT : évaluation en milieu de travail
EMTPR : évaluation en milieu de travail préalable au recrutement
ASS : allocation spécifique solidarité
ARE : allocation retour à l'emploi
SMP : suivi mensuel personnalisé
CDD : contrat à durée déterminée
CDI : contrat à durée indéterminée
GL2 : lettre d'avertissement avant radiation
ORE : offre raisonnable d'emploi
VAE : validation des acquis de l'expérience
CAV : contrat d’avenir

Super ! tout est bien plus clair quand on sait de quoi on parle.

BTLM ! *

Et les mêmes qui inventent les sigles se moquent du langage SMS...

* Bonsoir tout le monde

mardi 11 mai 2010

Les doigts dans la soupe

Je vois un grand cuisinier, un toqué, préparer ses plats. La viande et les légumes sont cuits, il n’a plus qu’à les déposer dans l’assiette. Il fait un travail d’artiste pour que ce soit beau dans l’assiette. Il découpe puis place les morceaux, un par un, avec ses doigts. Il arrose enfin légèrement de sauce.
Et voila, l’assiette est prête à être dégustée et très joliment présentée.
Mais moi, la seule chose que je vois c’est que chaque morceau a été touché par quelqu’un, chaque morceau de nourriture que je m’apprête à mettre dans ma bouche a été tripoté par des mains étrangères.

Rien à faire, je ne peux pas manger de la nourriture touchée, même si je sais que les mains du chef étaient propres et que je ne crains pas les microbes. C’est comme si on y avait goûté avant moi.


Autres dessins de Martin Holt sur http://www.shadma.com/gallery/index.php

samedi 8 mai 2010

L’inné vs l’acquis

J’ai vu un reportage sur Arte sur les jumeaux. Deux cas m’ont particulièrement interpellée. Le premier concerne un couple de jumeaux de plus de 50 ans. L’un vit en Angleterre, fume, se nourrit de hamburgers et de fish 'n' chips, a des dents en mauvais état. L’autre vit en Australie, mène une vie saine, fait du sport, mange 5 fruits et légumes par jour, a une jolie peau et des jolies dents. Le jumeau d’Angleterre fait une crise cardiaque. Normal non, puisqu’il ne prenait pas soin de lui ? Son infirmière conseille au jumeau d’Australie de faire un examen et, alors qu’il se sent en pleine forme, il accepte. Il est examiné et… opéré d’urgence : il était au bord de la crise cardiaque et pour exactement le même problème au même endroit que son frère !

Alors peut-être que ce que nous mangeons, la façon dont nous vivons n’a, au fond, que peu d’importance si nous sommes génétiquement programmés pour avoir une crise cardiaque à un certain âge.

L’autre cas est celui de jumelles chinoises adoptées par deux familles, l’une américaine et l’autre norvégienne. Les familles décident de se rencontrer quand les fillettes ont 6 ans. Elles ne se connaissent pas, évoluent dans des cultures différentes, l’une sait déjà lire et écrire, l’autre n’ira à l’école que l’année suivante ; elles ne parlent pas la même langue, ne mangent pas les mêmes choses mais, bien sur, se ressemblent trait pour trait. Et les mères découvrent que leurs filles sont plus que ressemblantes : elles ont les mêmes goûts, le même caractère, les mêmes mimiques, le même comportement, le même rire. L’une des mères avoue que cela relativise son rôle, qu’elle doute de l’influence qu’elle peut avoir sur sa fille, qu’elle ne peut que l’aider à devenir ce qu’elle doit être.

Notre caractère est donc déterminé par bien plus que notre environnement.
Mais ça, je le savais déjà. Dès leur naissance, j’ai compris que mes enfants étaient différents et que je n’avais qu’à accepter leur caractère.



L'émission sur Arte : Les jumeaux du réalisateur Diene Petterie